Vous croyez qu’une personne de votre entourage est victime de violence conjugale ou quelqu’un vous a confié être victime de violence ? Il est tout à fait normal de se sentir dépassé par cela. La violence conjugale est une problématique complexe et qui peut faire peur. Pour accompagner une victime, voici ce que vous pouvez faire :
Normaliser ses émotions et ses réactions : les réactions que les victimes de violence ont sont des réactions normales à des comportements anormaux !
Écouter sans juger : il est possible que la personne ne souhaite pas quitter l’auteur.e de violence et c’est correct ! Il est primordial de respecter son rythme, parce que si vous la forcez à faire des démarches qu’elle ne souhaite pas faire, elle risque de se braquer et de ne plus vous faire confiance.
Refléter votre inquiétude : Vous avez le droit de dire à la victime que vous êtes inquiet.ète pour elle. Cela peut l’aider à comprendre l’ampleur de la situation.
Mettre de l’emphase sur son importance et l’importance de sa sécurité, par exemple : « tu es important.e pour moi, tu as le droit d’être dans une relation où tu es en sécurité physiquement et mentalement. »
Lui parler des services d’aide aux victimes qui s’offrent à lui/elle (SOS Violence conjugale au 1-800-363-9010 ou de La Maison Séjour au 819-835-9272.)
Vous pouvez l’aider à repérer la violence, car souvent la victime a du mal à reconnaître que ce qu’elle subit est malveillant ou humiliant. On peut lui demander : « Est-ce que ça te paraît normal qu’il utilise ce ton avec toi ? », « Si tu parlais de cette manière à ton conjoint, comment il réagirait ? ».
Comme il n’est pas facile pour la personne d’avouer qu’elle est une victime de violence conjugale, il faut veiller à ne pas renforcer le sentiment de culpabilité, de honte et d’isolement en « sur-victimisant » la personne. Il faut comprendre son état d’impuissance dans lequel elle se trouve.
N’oubliez pas de prendre soin de vous durant le processus. Il peut être difficile pour les proches des victimes d’être témoins de la violence. Vous avez le droit de mettre vos limites auprès d’elle. De plus, ne vous mettez pas en danger. Au besoin, n’hésitez pas à appeler le service de police de votre région.
