Le cycle de la violence conjugale est une suite d’événements qui se répètent dans le temps et qui maintiennent la victime dans la relation. Ce processus vise à créer de la confusion, à faire perdre les repères et à semer le doute chez la victime. Il peut entraîner des conséquences importantes sur le bien‑être physique, psychologique et émotionnel de la personne qui le subit.
Il est possible de diviser le cycle en quatre catégories : la tension, l’agression, la justification et la réconciliation. Lorsqu’on le comprend bien, il est plus facile de comprendre pourquoi les victimes restent dans la relation.
À noter que les phases du cycle peuvent durer quelques secondes, comme elles peuvent durer plusieurs semaines. Par exemple, il est possible de passer au travers du cycle dans le même courriel. C’est pour cette raison qu’il est important d’apprendre à bien les identifier.
Aussi, plus la relation évolue dans le temps, plus les phases de tension et d’agression prennent de la place. Elles deviennent plus longues et plus intenses. De plus, les phases de justification et de réconciliation prennent quant à elle de moins en moins de place. Elles peuvent même disparaitre.
Lorsqu’on comprend le cycle de la violence, on comprend que les techniques utilisées par l’auteur.e de violence sont calculées. C’est en créant un climat instable et en démontrant des émotions contradictoires à la victime que celui-ci est capable de la maintenir dans la relation.
Une phase de tension
Dans cette première phase du cycle, l’auteur.e de violence maintient la victime sur le qui-vive. À ce moment, la violence se manifeste de manière indirecte et subtile, mais la victime la sent bien présente, puisqu’elle passe par des regards insistants, des commentaires passif-agressifs et un timbre de voix irrité. L’auteur.e de violence est particulièrement irritable et la victime tente de se faire discrète, douce et calme afin d’éviter une potentielle crise.
Une phase d’agression (crise)
Une crise éclate. À ce moment, ce sont des types de violence plus directs. L’auteur.e des violences use de toute sorte de méthodes pour imposer sa volonté et avoir du contrôle sur la victime. La victime peut se sentir en colère, impuissante ou honteuse. Si elle ne se soumet pas, la violence continue.
Une phase de justification
L’auteur de violence va justifier son comportement. Cependant, il ne prendra pas le blâme. En effet, il peut rejeter la faute sur ses collègues de travail, la fatigue, l’alcool ou même les enfants. Il va chercher à expliquer son comportement violence en le minimisant et en se déculpabilisant. L’auteur.e de violence peut même promettre d’aller chercher de l’aide ou faire du chantage (« Je vais mourir si tu me quittes ! ») La victime tentera d’utiliser diverses techniques afin d’éviter que les comportements violent se reproduisent.
Une phase de réconciliation (lune de miel)
Dans cette phase, la violence cesse. L’auteur.e de violence redevient ce qu’il était au début de la relation. Pendant cette phase, la victime se sent bien et a espoir de revoir un couple sain. Elle croit qu’il va changer, mais cela ne fait qu’entretenir l’espoir et ne fait qu’augmenter son seuil de tolérance à la violence et à l’agression.
